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Le moulin de Pont-ar-Bled | ![]() |
Carte IGN actuelle.
Le moulin se trouve, en Plouedern, sur le ruisseau des "Justices" qui délimite les communes de Plouedern et de La Roche-Maurice (autrefois Plouneventer ), au bord immédiat de l'ancienne route nationale 12, et donc sur la rive droite de l'Elorn.
Pont-ar-Bled (ou Pount-ar-Bled en bon breton léonard) : le lieu s"appelle ainsi car autrefois avant la création du moulin, il y avait un pont à cet endroit. Il permettait aux habitants de Plouedern de franchir l'Elorn pour aller faire moudre leurs grains au moulin banal de La Roche. Le pont fut donc appelé le Pont du Blé. Quand le pont eut disparu, on y passait encore à gué.
Sur la carte de l'IGN, on voit toujours la marque du chemin partant du pont pour passer par le Clos-Neuf. Pour plus d'informations sur ce lieu, on pourra consulter le chapitre concernant le moulin de l'Elorn.
<<< | Extrait du plan d'assemblage du cadastre napoléonien de Plouedern - 1827 - Section C2 de Quinquis Meur (au-dessus de la route vers la croix de Canivinen) - Section D1 de Cribinet (au-dessous de la route) |
Propriétaire | N° | Lieu-dit | Nom des parcelles | Nature |
Le Bourg à Landerneau | 133 | K/gornec bras | Méné bras | Taillis |
Le Bourg à Landerneau (Le Dero Yves, meunier à Lanneuffret, domanier) | 134 | Moulin de Pont-ar-Bled | Foennegic bihan | Pré |
135 | Ar verger | Verger | ||
136 | Moulin | |||
136 | Sol et dépendances | |||
137 | Al liors tosta | Courtil | ||
138 | Al liors pella | Courtil |
Dernière ligne : Section G3 du cadastre de Plouneventer >>
Propriétaire | N° | Lieu-dit | Nom des parcelles | Nature |
Le Bourg à Landerneau (Le Dero Yves, meunier à Lanneuffret, domanier) | 657 | Moulin de Pont-ar-Bled | Jardin al lenn | Courtil |
658 | Al lenn | Etang | ||
Le Bourg à Landerneau | 659 | K/gornec bihan | Foennoc izela | Taillis |
652 | K/gornec bras | Foennoc ar Chann | Pré | |
653 | K/gornec bras | Foennoc ar Chann | Taillis | |
654 | K/gornec bihan | Picherellou | Lande | |
655 | K/gornec bihan | Picherellou | Pâture | |
656 | K/gornec bihan | Picherellou | Lande | |
Héritiers Le Bourg à Landerneau (Le Dero Yves, du moulin de K/antraon, domanier) | 808 | Moulin de Pont-ar-Bled | Lost lenn | Pré |
Le moulin apparaît bien sur le cadastre napoléonien de Plouedern élaboré en 1827 et il est dit appartenir à "Le Bourg de Landerneau". Mais est-il très antérieur à cette date ? En fait, Charles Le Bourg, procureur, avoué, notaire, jurisconsulte à Landerneau possédait déjà, au tout début du 19è siècle, de nombreuses propriétés foncières dans les environs et à cet endroit-là. Et le moulin n'existait pas. C'est en 1803 qu'il loua des terrains au bord de l'Elorn, à Pierre Saillour et Marie-Renée Prigent pour y construire le moulin. Cf l'acte du 25 brumaire an 12 (17/11/1803) chez le notaire Brichet, en annexe.
Le contrat est réalisé dans la forme d'une rente convenancière ou d'un bail à domaine congéable, dans laquelle le possesseur d'origine reste propriétaire du fonds, mais le locataire (domanier) devient propriétaire de ce qu'il construit (édifices et superfices), le moulin et ses dépendances. Cette situation durera plusieurs années, la famille Le Bourg et ses héritiers restera propriétaire du fonds, alors que le moulin connaîtra successivement d'autres propriétaires, dont "Yves Le Dero, domanier", nommé dans le cadastre ancien.
En fait, et jusqu'en 1842, on trouvera trois types d'intervenants sur le moulin : 1° le propriétaire du fonds (le terrain) ; 2° le domanier, propriétaire des édifices et 3° le locataire, exploitant du moulin. Bien sûr, pendant quelques années, on verra le domanier exploiter son moulin (Pierre Saillour ou Nicolas Cochard), il n'y aura donc pas de locataire. Les édifices seront achetés en 1842 par le propriétaire du fonds, François Andrieux, et l'on sera alors dans une situation plus classique : un propriétaire et un locataire.
Concernant ce moulin, on lui connaît deux constructions successives :
Comme le montre le cadastre ancien, le vieux moulin se trouvait de l'autre côté de la route de Plouedern par rapport à l'édifice actuel. Et, dans le projet de 1848, le plan de la nouvelle construction montre bien la localisation des deux moulins et des deux étangs constituant leurs retenues respectives :
- l'étang du vieux moulin est en bleu
- celui du moulin à construire est indiqué en bas à gauche du plan.
Comme on le voit sur les plans le vieux moulin faisait partie d'un groupe de 3 bâtiments dont la longueur jouxtait la route de Plouedern. Le bâtiment le plus au sud avait son pignon au ras de la RN 12, il a disparu. En 1846, c'était une auberge qui appartenait à Mme Andrieux (cf acte de vente du 14/4/1846).
Question : les deux moulins ont-ils fonctionné simultanément et pendant quelle période ? Dans le projet de construction du nouveau moulin, il était prévu de détruire le vieux moulin et son étang. En effet, nous apprenons, dans la 2è enquête et projet amendé du 26/6/1849, que pour supprimer les risques d'inondation de la RN 12, il faudra "dans le remblai de l'étang du moulin actuel (étang qui doit être détruit ainsi que le moulin) maintenir le sol à un mètre au moins au dessous de la route".
Plan pour la nouvelle construction du 24/11/1848 (ADQ 54 S 10)
Plan pour la nouvelle construction du 24/11/1848 (ADQ 54 S 10)
Plan pour la nouvelle construction du 24/11/1848 (ADQ 7 S 43)
Plan pour la nouvelle construction du 24/11/1848 (ADQ 7 S 43)
En 2009, avant l'incendie.
1803 | Construction du vieux moulin : il n'avait qu'une paire de meules qui était mise en mouvement par une roue à pirouette (voir l'inventaire après décès de Pierre Saillour en annexe) | |
1847 | Pétition d'Hervé Le Lann pour la construction du nouveau moulin | |
1848 | Elaboration du projet de construction | |
1852 | Autorisation de construire donnée par la préfecture le 23 avril | |
1853 | Procès-verbal de recolement le 18 avril | |
Contrairement au moulin précédent, celui-ci était actionné par une roue verticale | ||
1853 | Remblayage de l'étang du vieux moulin (constaté dans le PV de recolement précédent) | |
1853 ? | Destruction ou désaffectation du vieux moulin | |
xxxx | Remplacement des meules par des cylindres ![]() | ![]() |
1934 | Remplacement de la roue à augets par une turbine | |
19xx | Ajout d'un moteur Diesel | |
Vers 1965 | Arrêt du moulin | |
2010 | Incendie et réfection des bâtiments | |
Les cylindres de minoterie sont des cylindres métalliques entre lesquels passe le grain lors de sa mouture dans les meuneries industrielles. Ces cylindres remplacent les meules à grains qui étaient utilisées auparavant. |
Le système de mouture sur cylindres, qui semble s'installer en France à partir de 1885, s'impose ensuite rapidement. Cette nouvelle technique permet d'accroître considérablement la capacité de production des moulins et fait entrer la meunerie dans l'ère industrielle ; ces moulins deviennent alors des minoteries.
Comparaison de quelques moulins en 1899 - Statistiques du 28/10/1899 (ADQ 29 S 3) | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
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Production comparée des moulins en 1916 (ADQ 29 S 3) | ||||||||||||||||||
Nom du moulin | Nom dans l'archive | Exploitant | Type de moulin | Quintaux par an | Quintaux par mois | Qx / jour | Remarques | |||||||||||
J | F | M | A | M | J | J | A | S | O | N | D | |||||||
Moulin de La Roche | La Roche | Eliez | Petit moulin | 500 | 40 | 35 | 45 | 40 | 41 | 39 | 35 | 35 | 45 | 45 | 50 | 50 | 3 | |
Moulin de Ligouvean | Ligouven | Roudot | Petit moulin | 250 | 25 | 25 | 20 | 21 | 20 | 18 | 18 | 16 | 16 | 25 | 23 | 23 | 3 | |
Moulin du Morbic ou Milin Glaz | Laz | Corbé | Petit moulin | 1.000 | 80 | 70 | 90 | 80 | 82 | 80 | 70 | 70 | 90 | 90 | 100 | 100 | 6 | |
Moulin de l'Elorn | La Roche | Bazin | Minoterie à cylindres | 25.000 | 2000 | 2000 | 2000 | 2000 | 2000 | 2000 | 2300 | 2400 | 2300 | 2000 | 2000 | 2000 | 150 | moulin chômant |
Milin ar c'han ou Kermadec | Ar hant | Bodenes | Petit moulin | moulin fermé | ||||||||||||||
La Roche-Blanche | La Roche-Blanche | Cann Jacques | Minoterie à cylindres | 5.000 | 450 | 450 | 400 | 400 | 400 | 400 | 400 | 400 | 400 | 400 | 450 | 450 | 20 | |
Kerigeant | Kerigeant | Veuve Gallou | Minoterie à cylindres | 4.800 | 400 | 400 | 400 | 400 | 400 | 400 | 400 | 400 | 400 | 400 | 400 | 400 | 20 | |
Pont-ar-Bled | Pont-ar-Bled | Le Lann | Minoterie à meules | 2.500 | Pas de précisions | 50 | ||||||||||||
Les Justices | Les Justices | Kerbrat | Petit moulin | 1.637 | 155 | 155 | 155 | 155 | 155 | 155 | 124 | 124 | 90 | 90 | 124 | 155 | 10 | |
Moulin de Brezal | Brezal | Menez | moulin fermé | |||||||||||||||
Pont-ar-Groaz | non cité dans l'archive, car il ne tournait plus |
Contingentement pour le Finistère en 1939 | N° d'ordre | Nom | Moulin | Commune | Ctg CPM | |
001 | Frères Le Verge | Moulin d'Elorn | La Roche-Maurice | 81 789 | Premier moulin de la liste en terme de production | |
015 | Le Cann-Martin | La Roche-Blanche | Plouneventer | 26 156 | ||
016 | Gallou Branellec | Kerigeant | Plouneventer | 26 107 | ||
056 | Pouliquen-Fretaud | Pont-ar-Bled | Plouedern | 10 611 | ||
115 | Kerbrat | Moulin du Morbic | La Roche-Maurice | 2 514 |
Le vieux moulin | ||
1802 | Charles Le Bourg (propriétaire foncier) | "Charles Le Bourg s'établit à Landerneau vers 1770 en qualité de procureur et de notaire. Né, en 1750, à Beuzeville-sur-le-Vey dans le diocèse de Coutances, il épouse à Lesneven, le 2 juin 1772, Anne-Yvonne Miorcec de Kerdanet, fille de Jacques, avocat, et de Louise-Charlotte Brichet. On le voit arrondir régulièrement son domaine, notamment par l'acquisition de biens nationaux. En 1822, il acquitte 1.119 F d'impôts directs et fait par conséquent partie des 167 éligibles du Finistère, c'est-à-dire des 167 hommes en âge de voter qui versent annuellement 1.000 francs d'impôts directs ou plus. " (source Les Juloded - Louis Elegoët). Charles LE BOURG, né vers 1743, Beuzeville-sur-le-Vey (Manche), décédé le 24 novembre 1824, Landerneau (à 81 ans), procureur, avoué, notaire, jurisconsulte. Marié le 2 juin 1772, Lesneven, avec Anne Yvonne MIORCEC de KERDANET, dont
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1803 | Pierre Saillour (domanier) | Charles Le Bourg loue son terrain à Pierre Saillour pour y bâtir le moulin de Pont-ar-Bled. cf Vente-bail Le Bourg à Saillour d'un terrain à Pont-ar-Bled - 25 brum 12 - 17/11/1803 - Notaire Brichet (ADQ 4 E 90/49) Pierre SAILLOUR, décédé le 14 décembre 1816, Moulin de Pont-ar-Bled, Plouedern, meunier. Marié le 13 août 1781, St-Houardon, Landerneau, avec Jeanne MADEC, décédée le 19 décembre 1787, Moulin de Kermoalec, Landerneau, dont
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1819 | Yves Menec et Marguerite Lunven (domaniers) | Yves MENEC, né le 10 janvier 1773,
Plouedern, décédé le 24 juin 1828, Kergornec, Plouedern (à 55 ans). Marié avec Anne HERRY, dont
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1826 | Yves Deroff et Marie Le Corre (domaniers) | Yves Deroff achèté le moulin à Yves Menec et Marguerite Lunven, sa femme, par contrat du 23 décembre 1826, au rapport de Me Droniou. Yves DEROFF, né le 2 février 1795, Lanneuffret, décédé le 18 juillet 1853, Bas-Bourg, La Roche-Maurice (à 58 ans), meunier de Kerantraon à Lanneuffret. Marié le 16 juillet 1819, Lanneuffret, avec Marie LE CORRE, née le 29 mai 1799, Lanneuffret, dont
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1837 | Nicolas Cochard et Marie-Jeanne Gloria (domaniers) | Vente du moulin par Yves Deroff à Nicolas Cochard le 4/3/1837, notaire Onfrey (ADQ 4 E 97/61) François COCHARD. Marié le 3 juin 1783, Ploudaniel, avec Marie LE DALL, dont
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18xx | Guillaume Mahot (domanier) | charpentier et cultivateur, demeurant à La Villeneuve en Plouedern Guillaume MAHOT, né le 2/2/1801, Keranescop, La Martyre, décédé le 21/6/1853, Guernevez, Plouedern (à 52 ans), charpentier, cultivateur. Marié le 24 juillet 1824, Plouneventer, avec Marguerite PERSON, née vers 1799, décédée le 6/11/1857, Guernevez, Plouedern (à 58 ans), dont
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Avant 1842 | Jacques Magloire Quentin
(propriétaire foncier) | Jacques Magloire QUENTIN, né le 23 octobre 1781, Villabé (78), décédé le 28 août 1855, Landerneau (à 73 ans). Marié le 8 novembre 1832, Paris, avec Victoire Julie BROHIER, née le 14 septembre 1799, St-Hilaire, décédée le 22 mars 1853, Landerneau (à 53 ans). |
1842 | François Andrieux et Françoise Caroline Julie Bazin (propriétaires en pleine propriété) | Françoise Caroline Julie Bazin appartenait à la famille Bazin de Landerneau et de La Roche (voir le chapitre sur le moulin de l'Elorn). Denis ANDRIEUX. Marié le 18 octobre 1781, Ferrières-en-Bray (76), avec Marie Magdeleine SAVETIER, dont
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1846 | Hervé Le Lann et Sébastien Le Bras | Voir plus bas Avant d'acheter le moulin de Pont-ar-Bled, ils étaient devenus acquéreurs du moulin de La Roche sur le Morbic, qu'ils avaient cédé à la famille Bazin. Nous en parlerons dans un prochain chapitre. |
Le nouveau moulin | ||
1846 | Hervé Le Lann et Sébastien Le Bras |
Mathieu LE LANN. Marié avec Marguerite LE BERRE, dont
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1867 | Gabriel Cloître et Marie-Louise Berthelot |
Alain BERTHELOT. Marié avec Marie Jeanne ANDRE, dont
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1875 | Charles Jean Marie Berthelot et Aline Caroline Gabrielle Perves | |
1883 | Hervé Le Lann et Eliza Caroline Mazé | Herve LE LANN, né le 2 mai 1825, Irvillac, meunier. Marié le 26 juillet 1857, Landerneau, avec Marie Caroline Eliza MAZE, née le 21 mars 1836, Landerneau, dont
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1884 | Jean-Marie Cann |
Joseph CANN, né le 7/7/1800, Kerillien, Plouneventer, décédé le 11/8/1872, Penhoat, Plouneventer (à 72 ans), cultivateur, meunier. Marié le 30/12/1820, Kersaint-Plabennec, avec Marie-Françoise LANSONNEUR, décédée le 23/6/1837, Kerillien, Plouneventer. Marié le 22/11/1838, Lanhouarneau, avec Ambroisine MESGUEN, née le 26/1/1799, décédée le 11/4/1874, Penhoat, Plouneventer (à 75 ans), dont
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1898 | François-Marie Cann et Jean-Marie Cornec | |
1942 | Cann - Fretaud | |
1946 | Jean-Louis et Albert Le Duff | Jean-Louis Le Duff, du moulin de Pentreff en Plabennec, et Albert Le Duff acquièrent, le 26/9/1946 des consorts Cann-Pouliquen, le moulin pour la somme 750.000 francs. |
19xx | Yves Autret | Yves Marie AUTRET et Marie Louise Herveline MAHOT. Marie Louise était l'arrière petite-fille de Guilaume Mahot, propriétaire (domanier) du moulin avant 1842. |
1803 1809 | Pierre Saillour | Pierre Saillour et Marie-Renée Prigent, bâtisseurs du moulin (voir plus haut). |
1809 1816 | Jean Saillour et Catherine Miossec Jean-François Kervern | Jean Saillour, fils de Pierre (voir plus haut et bail du 5/3/1809, plus bas). Roch AMELAN, né vers 1759, Lapenty (Manche), décédé le 22 mai 1812, Landerneau (à 53 ans), commis des douanes. maire de La Roche Marié le 18/8/1785, St-Louis, Brest, avec Scholastique Guillemette LAMIRE, née vers 1773, Brest, décédée le 6/4/1812, Landerneau (à 39 ans), dont
|
1817 | Alain Le Lann et Barbe Saillour | Gendre et fille de Pierre Saillour. Cf bail du moulin Pont-ar-Bled par les consorts Prigent-Saillour à Alain Le Lann et Barbe Saillour le 5/3/1817 chez le notaire Onfrey (ADQ 4 E 97/44). |
1819 | Joseph Simon et Marie Heliez | Joseph SIMON, décédé le 29 mars 1828, Kerhuon, Guipavas, meunier. Marié avec Marie HELIEZ, décédée le 15 mars 1819, Moulin de Pont-ar-Bled, Plouedern, meunier. |
1821 | Herve Bouroullec, Etienne Toullec et leur femme | |
1825 | Pierre Kerdoncuff | |
1835 | Yves Mevel | Yves MEVEL, meunier. Marié avec Marie Perrine BELLOUR, dont
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1837 1838 | Nicolas Cochard et Marie-Jeanne Gloria | Voir propriétaires plus haut |
1839 1846 | Joseph Le Roux et Marie-Claudine Mesguen | Jean MESGUEN. Marié avec Marie KEROUANTON, dont
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1851 | Louis Le Bras | Louis Le Bras, meunier, et Jacques Le Bihannic, Michel Helies, Pierre Gourmelon, ouvriers meuniers, et Isabelle Mevel, domestique (cf recensement 1851) |
1856 | Hervé Le Lann et Sébastien Le Bras. | Propriétaires dès 1846 (cf chapitre précédent), il semble qu'ils laissèrent le vieux moulin fonctionner sous la direction de locataires ou de salariés, et vinrent s'installer dans le nouveau moulin seulement quand celui-ci fut achevé. En tous cas, ils y sont présents en 1856 (cf recensement). |
1861 1872 | Gabriel Cloître | Régisseur de M. Le Lann (cf recensement de 1861). Minotier (1872). Gabriel Cloïtre sera propriértaire en 1867. |
1866 | Pierre Combot, ouvrier minotier, époux de Françoise Bergot, et Alain Corvé et Nicolas Kerjean, ouvriers minotiers (cf recensement de 1866) | |
1876 | Charles Berthelot et Aline Perves | avec 2 garçons meuniers et une domestique (cf recensement) |
1881 | Aline Perves | avec 1 regisseur et 3 domestiques (cf recensement) |
1884 1891 | Jean-Marie Cann | Jean-Marie Cann, propriétaire depuis 1884, et son fils Jacques et des domestiques. |
1896 | François Marie Cann et Jean-Marie Cornec | François Marie, neveu du précédent, et Jean-Marie, son beau-frère. Propriétaires à partir de 1898 |
1925 1930 | François Marie Cann et Joseph Pouliquen | En 1925, Joseph Pouliquen épouse Alexandrine Cann et vient travailler au moulin (ou peut-être un peu avant). Emile Fretaud, auparavant fromager à Kerlarret en Lanneuffret, cède en 1924 la moitié indivise de l'affaire à son beau-frère, Ambroise Cann, pour poursuivre cette activité à Plounerin. En 1929, il vend l'établissement de Plounerin et se retrouve au moulin de Pont-ar-Bled. Plus tard, Emile Fretaud abandonnera sa profession de minotier pour reprendre celle de fromager et s'installera à Parigné-l'Evêque dans la Sarthe. N.B. Le 1er août 1931, la fromagerie de Kerlarret sera rachetée par Henri VACHON, époux de Mme Marcelle Narbouton, demeurant à Braize (Allier). |
1930 1940 | Joseph Pouliquen et Emile Fretaud | |
1940 1946 | Joseph Pouliquen | En 1942, le moulin est loué par les consorts Cann-Fretaud aux époux Pouliquen. |
Jusqu'en 1965 environ | Yves Autret |
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Source Moulins de Bretagne par Gilles Pouliquen : "La photographie prise en 1933 représente le chargement du camion Renault avec lequel étaient faites les livraisons, le père, le grand-père et l'arrière-grand-père de l'auteur sont présents sur la photo".
Source Moulins de Bretagne par Gilles Pouliquen : "La vie au moulin de Pont-ar-Bled en 1933. Peu après, la roue sera remplacée par une turbine".
17/11/1803 - Vente-bail par Charles Le Bourg à Pierre Saillour d'un terrain à Pont-ar-Bled - 25 brum 12 - Notaire Brichet (ADQ 4 E 90/49)
En marge : 25 brumaire an 12. Vente d'une étendue de terre déclose située à Pount-ar-Blaid entre terres du citoyen Le Bourg et la rivière d'Elorn située sur la commune de Plouedern par où passe l'eau dévalant du moulin à papier nouvellement construit, consentie par le Cn Le Bourg
à Pierre Saillour et Marie-Renée Prigent, sa femme, de la commune de Landerneau, avec faculté débuter tous et tels édifices qu'ils jugeront convenables, et à charge de paier tous les ans deux quintaux de farine et deux canards.
Ce jour 25 brumaire an 12 de la république française, par devant nous notaires publics du département du Finistère à la résidence de Landerneau, ont comparu Charles Le Bourg, jurisconsulte, membre affilié de l'audience de législation et de l'université de jurisprudence de Paris, demeurant sur la commune de Landerneau, d'une part ;
et Pierre Saillour et Marie-Renée Prigent, sa femme, laquelle est à sa requête de lui autorisée, demeurant au moulin de K/moalec, commune de Landerneau, d'autre part.
Lequel, dit Le Bourg, a, par le présent, baillé et affermé pour le tems et espace de 21 ans qui sont tenus pour commencer du 7 vendémiaire dernier et qui finiront à pareil terme en l'an 33, auxdits Saillour et femme, ce acceptant, une étendue de terre déclose située à Pont-ar-Bles entre les terres dudit Le Bourg et la rivière d'Elorn sur la commune de Plouedern par où passe l'eau dévalant du moulin à papier nouvellement construit au pied de la montagne du Crezigou et tombant dans la susdite rivière, pour par lesdits Saillour et femme y faire construire à leurs frais un moulin à eau, et si bon leur semble une pêcherie dans l'eau perdante, et tous et tels autres édifices, maisons et logements qu'ils jugeront convenables, et de tout jouir et user en bon père de famille, ladite ferme et location faite, convenue, accordée et acceptée aux points, clauses et conditions qui suivent :
Premièrement, les preneurs pourront pour leur construction disposer des pierres étant dans ladite étendue des terres, dans les ruisseaux et dans la rivière autant que ledit Le Bourg en a le droit et tout ainsi qu'il pourroit le faire lui même et non autrement.
Deuxièmement, les preneurs ne pourront dans leus constructions nuire aux chemins, passages et frecantations accoutumées, au contraire ils les laisseront libres et les entretiendront en bon état.
Troisièmement, pendant le cours des 21 ans stipulés ci-dessus, lesdits Saillour et femme, leurs héritiers ou ayant-cause ne pourront être congédiés, si ce n'est à défaut du payement du loier et fermage, ou pour dégradationsu malversations préjudiciables au bailleur, ou encore pour contravention à quelques unes des clauses et conditions du présent bail.
Quatrièmement, après l'échance des 21 ans, ils pourront être congédiés, mais en ce cas le bailleur, ses successurs ou ayant-causes seront obligés de leur rembourser la valeur du moulin et de ses ustensiles, écluses, caneaux, maisons et logements qu'ils auront faits construire à dire d'experts aux frais des preneurs, sans toutefois que ceux-ci puissent requérir le congément ni forcer le remboursement. Le bailleur ou ses ayant-causes, et dans le cas où le bailleur ou ses représentants feroient le remboursement sur prisage fait comme dit est aux frais des preneur, ce remboursement ne pourra excéder 2.400 francs, payant laquelle somme si bon lui semble il sera duement quitte et le remboursement sera duement fait. Et néanmoins après la demande formée par le bailleur les preneurs ne pourront rien dégrader, enlever ni soustraire.
Cinquièmement, pendant la durée des 21 ans d'assurance, et même tant que les preneurs ou leurs successeurs demeureront en jouissance ils payeront annuellement à titre et en nature de fermage au bailleur deux quintaux de bonne et belle farine de froment par an avec deux canards jeunes et dans toute leur force, premier payement faire après la première année révolue pour continuer ensuite d'année en année terme de Saint-Michel ou du 7 vendémiaire.
Sixièmement, la contribution foncière et les charges additionnelles ou toutes autres impositions qui pourront être établies par l'état seront à la charge des preneurs qui n'auront droit à aucune retenue pour cet objet ou pour quelqu'autre motif que ce soit.
Septièmement, une fois que ledit Saillour et femme auront fait construire le moulin et les édifices qu'ils jugeront à propos, ce qu'ils seront tenus de faire dans l'an, le bailleur pourra garnir de plants et arbres le surplus de ladite étendue de terre et en général l'alentour des édifices et les environs, lesquels plants et arbres lui appartiendront exclusivement, et sans que les preneurs puissent y rien pretendre, les ??? ni endommager, ni donner lieu à leur endommagement de quelque mannière que e soit à peine de résiliation.
Huitièmement, comme ledit Le Bourg ne s'est porté à consentir le présent que sur les sollicitations des preneurs et à la condition que le nouvel établissement ne pourroit nuire à son fermier du moulin du Forestic dont ils ont eux-mêmes requis l'agrément, il est expressément conditionné que lesdits Saillour et femme ne pourront moudre au moulin qu'ils auront construit aucune graine pour les habitans de Plouedern, soit que ces grains ayent été achetés au marché ou près chez lesdits habitans, se soumettant pour chaque contravention à 60 livres de dommage et intérêts au profit du meunier du Forestic et à la résiliation du présent si le propriétaire la demande remboursant par lui les édifices comme il est dit ci-dessus encore bien que le tems de l'assurance ne fut pas expiré, clause sans laquelle le présent n'eut point eu lieu.
Et après lecture les parties ont déclaré s'y tenir et s'engager à tout ce que dessus sous toutes obligations de droit. Fait et passé à Landerneau en l'étude au rapport de Brichet, l'un de nous, sous nos seings et ceux des parties à l'exception de ladite Marie-Renée Prigent qui a déclaré ne savoir signer de ce interpellée, et a fait signer pour elle Charles Nicolas Oyon de Landerneau à ce présent lesdits jour et an que devant. Bien entendu que les preneurs delivreront une expédition du présent audit Le Bourg, quitte de frais. PIERRE SAILLOUR - Oyon - Lebourg - Ollivier l'ainé, notaire - Brichet, notaire.
25/03/1809 - Bail de 6 ans du moulin par Pierre Saillour à Jean Saillour - 25/3/1809 - Notaire Brichet (ADQ 4 E 90/57)
25 mars 1809 - Ferme de 6 ans qui commencera au mois d'avril prochain du moulin de Pont-ar-Bleis en Plouedern consentie par Pierre Saillour de Landerneau à Jean Saillour et Catherine Miossec, sa femme, dudit Landerneau et à Jean-François K/vern de Pencran pour paier par an 135 fr.
Ce jour 25 mars 1809, le 5è du règne de l'empereur Napoléon le Grand, par devant nous Jerome Pierre Dominique Brichet et Jean-Marie Onfrey, notaires publics et impériaux du département du Finistère à la résidence de Landerneau,
Ont comparu Pierre Saillour, meunier demeurant au moulin de K/moalec, section de St Thomas dudit Landerneau, d'une part ; Jean Saillour, Catherine Miossec, sa femme, de lui à sa prière et requête duement authorisée, demeurants ensemble audit moulin de K/moalec, et Jean-François K/vern, majeur d'âge, demeurant en qualité d'homme de confiance chez Sébastien Le Moal au bourg de Pencran, d'autre part.
Lequel dit Pierre Saillour a par le présent avec promesse de garantie loué et affermé pour le temps de six ans entiers et consécutifs qui commenceront le premier du mois d'avril prochain et qui finiront à pareil jour et terme de l'an 1815, auxdits Jean Saillour et femme, et audit K/vern preneurs et ce acceptants, savoir est au quartier dit de Pont-ar-Bleis à la commune de Plouedern, un moulin à eau que ledit Pierre Saillour a, depuis peu de temps, fait construire sur une étendue de terre déclose située audit Pont-ar-Bleis entre terres de Mr Le Bourg et la rivière d'Elorn par où passe l'eau dévalant du moulin à papier aussi nouvellement construit au bas de la montagne de Crezigou dont lesdits preneurs déclarent avoir ample connoisse.
La présente ferme ainsi faite, convenue et accordée pour de la part desdits preneurs paier, rendre et faire avoir au bailleur en sa demeure quitte de tous frais la somme de 135 francs, à commencer le premier paiement le 1er avril 1810 et ainsi continuer d'années en années durant le cours du présent ; comme aussi d'entretenir pendant le cours du présent bail et rendre à sa fin ledit moulin et tout ce qui en dépend suivant l'état estimatif auquel a été vaqué par Jean Corbé, demeurant au moulin de Launay ou Ar Vern, trève de La Martire, expert patenté, convenu et affidé par les parties, lequel ici présent nous a rapporté que tout ce qui dépend dudit moulin consiste en ce qui suit, savoir :
Le tremée, civière, petite auge, triquette, chapeau et evêque, le tout estimé dix francs, ci ... | 10,00 fr |
Six planches à couvrir, 6 francs, ci | 6,00 fr |
Quatre pièces de carcan, 18 francs, ci | 18,00 fr |
Quatre pièces de ??? 18 francs, ci | 18,00 fr |
La pierre tournante aiant 4 pieds 8 pouces avec sa charge, 90 francs, ci | 90,00 fr |
Le cercle de fer, 24 francs, ci | 24,00 fr |
La croix de fer pesant 11 livres, estimée 11 francs, ci | 11,00 fr |
Le colet du grand fer, 18 francs, ci | 18,00 fr |
Le grand fer, 24 francs, ci | 24,00 fr |
La pierre chomante aiant 4 pieds 8 pouces de diamètre et 16 pouces d'épaisseur avec sa charge, le tout estimé 216 francs, ci | 216,00 fr |
La pirouette, 6 francs, ci | 6,00 fr |
La roue à pirouette, 36 francs, ci | 36,00 fr |
Le canal aiant 12 pieds, 30 francs, ci | 30,00 fr |
Le cheval d'eau, 3 francs, ci | 3,000 fr |
L'écluse ouvrante sur le moulin, ci | 8,00 fr |
La grande et la petite charette avec leurs cables, estimées 36 francs ci | 36,00 fr |
La rangée, guindage, jument sèche, poids et contrepoids, estimés 10 francs, ci | 10,00 fr |
L'écluse perdante, 30 francs, ci | 30,00 fr |
Deux marteaux, 4 francs, ci | 4,00 fr |
Une barre de fer, 2 francs, ci | 2,00 fr |
Une écuelle de bois, 75 centimes, ci | 0,75 fr |
Les fers d'eau, 4 francs, ci | 4,00 fr |
La grue pour lever les meules, 6 francs, ci | 6,00 fr |
L'auge à farine, 6 francs, ci | 6,00 fr |
Total | 613,75 fr |
Et aiant aussi examiné la couverture en gled dudit moulin, elle a été trouvée en état défensible, en conséquence lesdits preneurs s'engagent à la mettre en pareil état, s'engagent pareillement à entretenir et rendre à fin de ferme les ustensiles dudit moulin et en général tous les objets qui le composent tels qu'ils sont ci-dessus détaillés, et dans le cas qu'ils apportent quelques augmentations, ledit bailleur promet de sa part de leur en tenir compte. Convenu que dans le cas que l'eau manque dans le moulin de K/moalec, le bailleur aura la liberté de porter ses grains à moudre à celui des preneurs, partageant avec eux le droit de mouture ; bien entendu que les grains des preneurs seront toujours moulus de préférence à ceux que ledit Pierre Chaillour pourroit y porter.
Convenu aussi que les preneurs ne pourront moudre aucuns grains pour les habitants de Plouedern, soit que ces grains aient été pris au marché, ou pris chez lesdits habitants, se soumettant par chaque contravention à 60 livres de dommages et intérêts au profit du meunier du Forestic audit Plouedern ; s'engagent encore les preneurs à fournir bonne et solvable caution à la première réquisition qui leur sera faite pour sureté de l'exécution entière du présent bail, copie duquel ils fourniront à leurs frais dans le mis au bailleur ; c'est à tout quoi, après lecture, lesdites parties se soumettent et s'engagent solidairement, l'un pour l'autre et un seul pour le tout sans division ni discution de biens ni de personnes à quoi ils renoncent, à pouvoir à défaut de paiement y être contraints par exécution, saisie et vente de leurs meubles sur les lieux et sans déplacer, pour quoi ils dérogent aux loix à ce contraires ; ce fait et passé en l'étude audit Landerneau au rapport de nousdits Brichet, sous nos seigns et les comparants aiant déclaré savoir, lesdits preneurs ne l'avoir jamais su le faire, et le bailleur l'avoir fait quelques fois, mais avoir cessé de le faire aiant la vue mauvaise, lesdits jour et an. jean corbé - Onfrey, notaire - Brichet, notaire
05/03/1817 - Bail du moulin Pont-ar-Bled par Marie-Renée Prigent à Alain Le Lann et Barbe Saillour - Notaire Onfrey (ADQ 4 E 97/44)
Résumé : La moitié moins 1/8è du moulin appartenait à Barbe Saillour, l'autre moitié est louée par Marie-Renée Prigent pour la somme de 54 francs; à Alain Le Lann et Barbe Saillour sa femme.24/5/1817 - Inventaire après décès de Pierre Saillour - Notaire Onfrey (ADQ 4 E 97/44)
En résumé :
1 - Biens mobiliers dépendants de la communauté : dans la cuisine, dans l'écurie ; et dettes passives
2 - L'état des ustensiles du moulin ne devant pas être cumulé avec le mobilier, attendu que par la loi ils sont immeubles par leur destination, ledit Le Roux en présence et de l'avis de toutes les parties procède audit état afin d'en constater la souche, entre les propriétaires et ledit Le Lann, fermier d'une partie, ce que ledit Le Roux a fait ainsi qu'il suit, savoir :
La trémie, civière, petit augé, trinquette, évêque et chapeau, evalués dix francs | 10 |
Six planches pour couvrir la meule, neuf francs | 9 |
Les quatre pièces de carcan avec deux preteaux (?), vingt-cinq francs | 25 |
La meule tournante avec son cercle de fer, évalués en l'état actuel, vingt-un francs | 21 |
La croix pesant 50 kilogrammes, vingt francs | 20 |
Le collier ayant 29 mm de circonférence, estimé avec le grand fer, trente francs | 30 |
La meule chommante ayant de diamètre 1,538 m. et d'épaisseur 229 mm, estimée 82,50 francs ... ... ... ... ... | 82,50 |
Les quatre pièces de bride, quatorze francs | 14 |
La plateforme et sa poutre, trente francs | 30 |
L'auge à farine avec ses cruchets (?), 2,50 francs | 2,50 |
La jument sèche avec son guindage, 10 francs | 10 |
La roue avec sa pirouette et cercle de fer, trente-trois francs | 33 |
Le cheval d'eau avec son gouvernail, trois francs | 3 |
Le de avec sa coquille, 2 francs | 2 |
Le canal fournissant l'eau au moulin, 17,50 francs | 17,50 |
La grande et la petite charrette, trente francs | 30 |
Les deux cables, neuf francs | 9 |
L'écluse donnant sur le canal du moulin, neuf francs | 9 |
La petite écluse perdante, quinze francs | 15 |
La grande écluse perdante, vingt-quatre francs | 24 |
La chaussée et dépendances ainsi que les couvertures des logements en bon état deffensible, cy mémoire | |
Neuf marteaux à moulin, neuf francs | 9 |
Une petite hache, deux francs | 2 |
Le croq pour lever la meule et ses ciseaux froide (?), 2,50 francs | 2,50 |
Deux leviers, quatre francs | 4 |
Une paire de balances en bois avec leurs cordes fléau et cinq poids pesant 127,5 kg, estimés 13,50 francs | 13,50 |
Montant de la souche | 428,00 |
05/06/1819 - Vente du moulin Pont-ar-Bled par Benoist-Saillour à Yves Menec - Notaire Droniou (ADQ 4 E 96/10)
Acte cité : Bail du 5/3/1817 par Marie-Renée Prigent à Alain Le Lann et Barbe Saillour - Notaire Onfrey (ADQ 4 E 97/44)23/12/1826 - Vente du moulin de Pont-ar-Bled par Yves Menec à Yves Deroff - Notaire Droniou (ADQ 4 E 96/17)
En résumé : Yves Menec et Marguerite Lunven, demeurant et domicilés à K/gornec Bras en Plouedern, vendent en pleine propriété le moulin, appartenances et dépendances pour 900 francs, paiement en 5 ans avec 30 francs d'intérêts par an. A cette date le moulin était tenu en ferme par Pierre K/doncuf et femme, suivant bail du 26 mars 1825, au rapport de Me Droniou. Pour le fonds, les nouveaux acquéreurs sont toujours redevables d'un fermage annuel de 2 qx de froment et de 2 canards. Les locataires précédents étaient Herve Bouroullec, Etienne Toullec et leur femme, selon bail de neuf ans du 7 avril 1821 au rapport de Me Droniou.
Autres actes cités :
- expédition de quittance et main-levée d'inscription du 27/10/1817, au rapport de Guennégan, notaire à Brest, avec un certificat de radiation du 4/11/1817
- expédition de bail du 5/3/1817, au rapport de Onfrey
- certificat négatif d'inscription du 4/3/1818, au rapport de Droniou ?
16/11/1833 - Bail terrain de Pont-ar-Bled par Jacques Magloire Quentin à Yves Deroff - Notaire Droniou (ADQ 4 E 96/24)
En résumé, bail aux mêmes conditions que celui fait par Charles Le Bourg à Pierre Saillour le 25 brumaire an 12, mais pour une durée de 9 ans seulement.
4/3/1837 - Vente du moulin Pont-ar-Bled par Yves Deroff à Nicolas Cochard - Notaire Onfrey (ADQ 4 E 97/61)
En résumé, l'état du moulin fait référence à deux baillées :==> 3 documents à rechercher (fait)
4/4/1841 - Vente du moulin Pont-ar-Bled par Cochard à Mahot - Notaire Mallejac (ADQ 4 E 98/118)
4 avril 1841 - N° 97 - VenteL'an 1841 le 4 avril, par devant Me Yves Mallégol et son collègue, notaires royaux à la résidence de Landerneau, canton de ce nom, arrondissement de Brest, département du Finistère, soussignés,
furent présents Nicolas Cochard et Jeanne Gloria, son épouse, de lui dûment autorisée à l'effet des présentes, cabaretiers, demeurant et domiciliés au bourg chef-lieu de la commune de Plouedern, lesquels, sous les garanties légales, vendent, cèdent et transportent purement et simplement, pour entrer en pleine jouissance et absolue propriété, dès ce jour, tous leurs droits, actions et prétentions généralement quelconques, dans le moulin de Pont-ar-Bled, biais, étang, chaussée, mécaniques et autres appartenances et dépendances en la commune de Plouedern,
à Guillaume Mahot, charpentier et cultivateur, demeurant et domicilié au lieu de La Villeneuve en la commune de Plouedern, aussi présent, stipulant et acceptant avec pleine connaissance des biens, pour et en faveur de la somme de 1.000 francs que l'acquéreur, promet et s'oblige de payer et faire avoir en numéraire métallique et non autrement, en l'acquit des vendeurs, dans deux ans de ce jour avec intérêts à raison de 5 pour cent par an sans aucune retenue, payable le 1er avril de chaque année aussi en numéraire métallique et non autrement à Monsieur Frédéric Auguste Duval, négociant et maire de la ville de Landerneau y demeurant et domicilié sur le quai Saint-Houardon, en sadite demeure et sans frais pour lui, à valoir sur la somme de 1.115,75 francs due audit sieur Duval par lesdits Cochard et femme, savoir
1° 612 francs pour principal et intérêts jusqu'au 1er de ce mois de l'obligation du 27 février 1838 au rapport de Mallejac, l'un des notaires soussigné, dûment enregistrée à Landerneau
2° 120 francs pour loyer d'une maison sise au bourg de Plouedern depuis le 21 septembre 1838 jusqu'au 1er avril 1841 à raison de 48 francs par an suivant bail du 27 février 1838 au rapport de Mallejac, l'un des notaires soussignés, dûment enregistré, et
3° 383,75 francs pour fournitures de boissons
Total égal à la somme due part Cochard et femme audit sieur Duval 1.115,75 francs.
En opérant le paiement de la dite somme principale de 1.000 francs et des intérêts dont elle est productive à partir du 1er de ce mois aux mains et domicile de dudit sieur Duval aux termes sus-indiqués, en acquit et même hors la présence desdits Cochard et femme, ledit Guillaume Mahot, acquéreur, sera valablement libéré de son prix d'acquisition dont il est fait toute délégation nécessaire audit sieur Duval à ce présent et acceptant ; en conéquence et en vertu de la main-levée qu'en donnera Monsieur Duval, le conservateur des hypothèques raiera l'inscription d'office et toutes autres qui seront prises par suite de la transcription et en vertu des présents.
Au moyen de ce que dessus, lesditts Cochard et femme ne sont plus débiteurs envers Monsieur Duval que d'une somme de 115,75 francs qu'ils promettent et s'obligent à lui payer à sa première demande avec intérêts à raison de 5 pour cent par an sans aucune retenue à partir du 1er de ce mois jusqu'au paiement réel et effectif de telle somme principale de 115,75 francs.
A la garantie et assurance de paiement de ladite somme principale de 1.000 francs et de ses intérêts ledit Guilaume Mahot, acquéreur, affecte, oblige et hypothèque spécialement tous ses biens en général, même les objets par lui ci-dessus acquis ; mais comme ces objets sont de nature mobilière à l'égard du propriétaire foncier, d'après la quatrième clause de la baillée ou concession faite par feu Monsieur Lebourg, père, aux devanciers de Cochard et femme le 25 brumaire an 12 devant Brichet alors notaire à Landerneau y enregistrée le même jour et que par conséquent ils n'ont pas de suite par hypothèque, ledit Guillaume Mahot déclare ici spécialement hypothèquer à l'assurance du paiement du prix de la présente acquisition une ferme lui appartenant et qu'il tient par mains au lieu de La Villeneuve de la commune de Plouedern, consistant en maisons et autres bâtments ruraux, terres chaudes et froides, issues, appartenances et dépendances, consentant que ledit sieur Duval frappe cette ferme de son inscription conservatoire et s'obligeant de lui rembourser tous frais et avances qu'il serait dans le cas de faire ce touchant. Arrêté et convenu de plus entre les parties
1° que les droits ci-dessus sont vendus en l'état qu'ils se trouvent présentement, avec touts leurs circonstances, appartenances et dépendances sans réservation aucune tels qu'ils résultent tant de la baillée sus-référée que d'autre baillée du 16 novembre 1833 au rapport de Me Droniou, notaire à Landerneau y enregistrée, dont l'acquéreur déclare avoir une parfaite connaissance et avec les charges y exprimées notamment le fermage annuel ou redevance de 100 kg de bonne et belle farine de froment et deux canards jeunes et dans toute leur force dus à Monsieur et Madame Quentin, tels qu'il ont été acquis par les vendeurs d'Yves Deroff et Marie Le Corre, sa femme, aux fins du contrat du 4 mars 1837 au rapport de Me Onfrey, notaire à Landerneau y enregistré ; tels enfin que les droits prémentionnés sont affermés à Joseph Le Roux et Marie Claudine Mesguen, sa femme, suivant bail du 4 avril 1838 au rapport de Me Pollard, notaire à Landivisiau y enregistré,
2° que l'acquéreur jouira des fermages à partir du 1er de ce mois parce qu'à compter du même jour il supportera seul les contributions et les charges
3° qu'il s'entende comme il le voudra avec les fermiers sus-dénommés tant pour leur jouissance que pour leurs autres droits audit moulin de Pont-ar-Bled sans aucun recours vers les vendeurs.
Reconnaît ledit acquéreur avoir été en l'endroit ressaisi par lesdits vendeurs de divers titres et actes sus-référés plus de deux quittances du 21 novembre 1837 et 16 mars 1838 au rapport de Me Onfrey, notaire à Landerneau y enregistrées et enfin de la grosse du contrat de vente du 23 décembre 1826 au rapport de Me Droniou, notaire à Landerneau, y enregistré, dont décharge.
Au dessus de quoi lesdits vendeurs se sont irrévocablement dépouillés de tous leurs droits de propriété et autres aux biens susdits et y ont mis et subrogé, en ont saisi et investi ledit acquéreurpour qu'il en jouisse et dispose de ce jour à perpétuité comme de son propre bien et loyal acquêt, consentant qu'il s'y approprie comme il le verra et s'obligeant solidairement à faire lever et cesser tous les troubles et empêchements qui pourraient survenir.
Dant acte : fait et passé à Landerneau en l'étude et au rapport dudit Mallejac, l'un de nous notaires ; et ont lesdits Nicolas Cochart, Guillaume Mahot et sieur Duval seuls signé avec nous dits notaires, ladite Jeanne Gloria ayant déclaré ne le savoir faire de ce interpellée, le tout après lecture faite lesdits jour et an. N:COCHAt - guillaume Mahot - f Duval - Droniou, notaire - Mallejac, notaire.
19/6/1842 - Résiliation du bail du moulin Pont-ar-Bled Mahot-Le Roux-Mesguen - Notaire Huc à Ploudiry (ADQ 4 E 172/25)
19 juin 1842 - N° 67 - Résiliation de bail à fermeDevant François Marie Huc, notaire à la résidence de Ploudiry, chef-lieu de canton, arrondissement de Brest, département du Finistère, soussigné et en la présence des témoins ci-après nommés, aussi soussignés ; furent présents :
Guillaume Mahot, charpentier et cultivateur, demeurant au lieu de La Villeneuve, commune de Plouedern, d'une part ;
Joseph Le Roux, mari et procureur de droit de Marie-Claudine Mesguen, meunier demeurant au moulin de Pont-ar-Blet, commune dudit Plouedern ; et Hervé Mesguen, cultivateur, demeurant à Creach-ar-Stanc, commune de Plouzevede, d'autre part ;
Entre lesquels il est convenu et arrêté ce qui suit : Le Roux jouit à titre de simple fermier ayant pour caution solidaire ledit Mesguen, son beau-frère, du moulin de Pont-ar-Blet où il demeure, en vertu d'un bail du 4 avril 1838, rapporté par Pollard, notaire à Landivisiau y enregistré le 7 du même mois par Huet qui a marqué avoir reçu 2,28 francs pour le bail, 1,14 franc pour la cautioon et 35 centimes pour subvention, à la charge de payer annuellement, toujours d'avance,
1° en argent, 75 francs, 2° de fournir 100 kg de bonne farine sans son, 3° deux canards évalués 2 francs, 4° enfin d'acquitter l'impôt foncier ; ce bail, consenti pour neuf ans, a pris cours à la St Michel 1838 pour finir à pareil jour de l'année 1847.
Mahot, propriétaire actuel des édifices et superfices sudit moulin de Pont-ar-Blet, suivant acte du 4 avril 1841, au rapport de Mallejac, notaire en la ville de Landerneau, y enregistré le 6 du même mois, ayant demandé à Le Roux de réduire la durée du bail de 5 ans, ce dernier a déclaré y consentir ; en conséquence il est convenu et arrêté entre les comparants que le bail précité sera réputé n'avoir été fait que pour 5 ans qui finiront à la St Michel 1843, époque à laquelle Le Roux reconnaît qu'il sera tenu de quitter ledit moulin et ses dépendances et de le vider de corps et de biens, pour laisser la libre jouissance et disposition du tout audit Mahot. Cette réduction de jouissance a lieu à la charge de Mahot de faire remise à Le Roux, à titre d'indemnité de de l'année 1843 ; en conséquence il est arrêté que la seule chose que Le Roux aura à payer pour 1843 sera l'impôt foncier ; il sera obligé de rendre les lieux à sa sortie en état défensible, ainsi que la chaussée de l'étang, conformément au bail prédaté. Pour ce qui regarde le tournant ou mécaniques du moulin, Le Roux et Mesguen reconnaissent qu'à l'entrée en jouissance de Le Roux, la souche ou renable du moulin, appartenant au bailleur, avait été trouvé valoir 290 francs ; il est bien entendu qu'avant la sortie de Le Roux il sera fait un nouveau enable : la plus-value, s'il y en a, sera payée par Mahot à Le Roux, de même que Le Roux et sa caution seront tenus de payer à Mahot la moins-value dument constatée.
Le Roux consent que Mahot ou le propriétaire foncier fassent construire pendant sa jouissance tels bâtiments qui leur conviendront audit moulin de Pont-ar-Blet, pourvu que le moulin puisse fonctionner comme de coutume.
Tout ce que dessus a été ainsi voulu, consenti et accepté. Dont acte. Fait et passé à Ploudiry en l'étude, l'an 1842, le 19 juin du soir, en présence du Sr Guillaume Marie Guillou fils, cultivateur et propriétaire, demeurant à Botlavant, commune de Ploudiry, et du Sr Jean Perrot, aubergiste, demeurant au bourg de Ploudiry, témoins instrumentaires à ce requis ; et ont Mahot et Mesguen signé avec le notaire et les témoins, mais quant à Le Roux, interpellé aussi de signer, il a déclaré ne le savoir ; le tout après lecture faite en français et en beton. herve mesguen - guillaume mahot - Perrot - Gme Mie Guillou - Huc, notaire
29/6/1842 - Consolidation des droits convenanciers du moulin de Pont-ar-Bled - Notaire Huc à Ploudiry (ADQ 4 E 172/25)
29 juin 1842 - n° 77 - consolifdation de droits convenanciersDevant François Marie Huc, notaire à la résidence de Ploudiry, chef-lieu de canton, arrondissement de Brest, département du Finistère, soussigné, et en la présence des témoins ci-après nommés, aussi soussignés, furent présents : Guillaume Mahot, charpentier et cultivateur, demeurant à La Villeneuve, commune de Plouedern, d'une part ; et Mr François Andrieux, négociant, demeurant à Landerneau, rue de Ploudiry, d'autre part ; entre lesquels il est reconnu, convenu et arrêté ce qui suit :
Mr Andrieux est propriétaire foncier du moulin de Pont-ar-Blet en la commune de Plouedern, suivant acte en date du 2 du présent mois de juin, au rapport de Droniou, notaire à Landerneau y dûment enregistré ;
Les édifices et superfices de ce moulin et tous les autres droits convenanciers appartiennent audit Mahot suivant acte en date du 4 avril 1841, au rapport de Mallejac, notaire à Landerneau, y dûment enregistré.
M. Andrieux désirant consolider sondit moulin de Pont-ar-Blet en réunissant les droits au fonds, a proposé à Mahot de lui rembourser à l'amiable les droits lui appartenant, ce à quoi Mahot ayant consenti Mr Andrieux lui a fait une offre qu'il a acceptée ; en conséquence Guillaume Mahot a, par les présentes, vendu, cédé et transporté purement et simplement, francs, quittes et nets de toutes charges et hypothèques, à M. Andrieux, acceptant, savoir est :
Tous les droits convenanciers et superficiels appartenant au vendeur sur le fonds, appartenant à M. Andrieux, du moulin de Pont-ar-Blet et dépendances sur la commune de Plouedern, sans en rien excepter ni réserver et dans l'état où les choses se trouvent présentement. La présente cession immobilière faite pour et en faveur de la somme principale de 1.000 francs qui sera payée par l'acquéreur en acquit du vendeur à M. Duval, négociant à Landerneau, à qui Mahot déclare devoir cette somme suivant l'acte prédaté au rapport de Mallejac ; l'acquéreur payera de plus au même Duval les intérêts qui lui sont dus jusqu'à concurrence de 100 francs. Au moyen de la présente cession la baillée en date du 16 novembre 1833, au rapport de Droniou, notaire à Landerneau y dûment enregistrée, en vertu de laquelle jouissait Mahot, sera réputée nulle et non avenue à dater de ce jour ; néanmoins le fermier actuel du moulin continuera de jouir jusqu'à la St Michel 1843, moyennant l'exécution des charges, clause et conditions stipulées dans un bail du 4 avril 1838, au rapport de Pollard, notaire à Landivisiau y dûment enregistré, modifiées par un autre acte en date du 19 de ce mois au rapport du notaire soussigné, dûment enregistré à Landerneau.
Sous la foi de l'exécution de tout ce que dessus Mahot s'est dessaisi de tous ses droits convenanciers et superficiels au susdit moulin de Pont-ar-Blet, pour en vêtir et saisir à jamais M. Andrieux, propriétaire foncier ; en conséquence le moulin de Pont-ar-Blet appartiendra dès ce moment fonds et droits à M. Andrieux, en toute propriété et usufruit. Mahot a remis en l'endroit à M. Andrieux les expéditions de ses actes ci-dessus datés, dont décharge.
Ainsi voulu, consenti et acccepté, fait et passé à Ploudiry en l'étude, l'an 1842, le 29 juin du matin, en présence du Sr Guillaume Marie Guillou fils, cultivateur et propriétaire, demeurant à Botlavant, commune de Ploudiry, et Jean Perrot, aubergiste, demeurant au bourg de Ploudiry, témoins instrumentaires à ce requis ; et ont les comparants signé avec le notaire et les témoins, après lecture faite en français et en breton. guillaume mahot - Andrieux - Perrot - Gme Marie Guillou - Huc, notaire.
1846 - Acquisition du moulin par Le Lann et Le Bras
"Le moulin de Pont-ar-Bled et les autres édifices ont été bâtis pendant la communauté M. et Mme Lann, des sieurs et dame Le Bras, en l'emplacement de l'ancien moulin de Pont-ar-Bled, acquis par eux de Madame Françoise Caroline Julie Bazin, veuve de M. François Andrieux, de Landerneau, suivant acte du 14 avril 1846, au rapport de Me Robert, notaire à Landerneau". (source Vente du moulin de Pont-ar-Bled, par Le Cann le 14/6/1898)
14/4/1846 : Vente du moulin de Pont-ar-Bled par la veuve Andrieux à Le Lann et Le Bras - Notaire Robert (ADQ 4 E 92/84)
14 avril 1846 - n° 44 - Vente
Par devant Me Jean François Léger Robert et son collègue, notaires du canton de Landerneau à la résidence du bourg de Guipavas et à celle de la ville de Landerneau, arrondissement de Brest, département du Finistère, soussignés,
Fut présente Madame Françoise Caroline Julie Bazin, veuve de Monsieur François Andrieux, propriétaire et commerçant, demeurant et domiciliée en la ville de Landerneau, rue de Ploudiry, laquelle a par ces présentes, vendu, cédé et transporté purement et simplement et s'est obligée à garantir de tout trouble, donations, évictions, hypothèques, reprises matrimoniales et autres empêchements généralement quelconques, même de toutes enchères et ??enchères qui pourraient être formées par la suite, à Monsieur Hervé Lann, entrepreneur, demeurant et domicilié en la ville de Landerneau, et à Monsieur Sébastien Le Bras, son beau-frère, aussi entrepreneur, demeurant et domicilié au bourg d'Irvillac, acquéreurs, à ce présens et acceptant pour eux, leurs successeurs et ayant-cause, héréditairement et à jamais, chacun pour une moitié,
Désignation : En la commune de Plouedern, le moulin de Pont-ar-Bled ou ar-Bleis, biais, étang, chaussée et mécaniques seulement, Madame Andrieux déclarant expressément se réserver
1° L'auberge joignant ledit moulin,
2° Le terrain où est le jeu de quilles, longeant le ruisseau du moulin jusqu'à l'aqueduc, et
3° Dans le terrain qui se trouve entre la grande route et la rivière, seulement les arbres qui existent sur le placitre longeant la rivière
sont compris dans la présente vente et appartiendront aux sieurs Lann et Le Bras, pourvu toutefois que les arrangemens projetés entre Madame Andrieux et Monsieur Quentin reçoivent leur exécution.
Ainsi que le tout se pour??? et comporte sans en rien réserver ni excepter (sauf cependant les articles ci-dessus désignés) et dont il n'a pas été fait une plus ample désignation, à la réquistion des acquéreurs qui ont déclaré le connaître suffisamment pour l'avoir visité.
Propriété : Ledit moulin de Pont-ar-Bled ou ar-Bleis qui est actuellement tenu en ferme par Josqeph Le Roux et Marie-Claudine Mesguen, son épouse, sous le cautionnement d'Hervé Mesguen, époux de Marie-Jeanne Goaoc, demeurant à Creach-ar-Stang, en la commune de Plouzévédé, suivant bail de trois, six ou neuf ans, en date du 24 septembre 1843, au rapport de Me Droniou, notaire à Landerneau, y enregistré le 2 octobre suivant, était autrefois à domaine congéable.
Le fonds, ainsi que la rente convenancière qui était due sur ce moulin, ont été acquis pendant la communauté des sieur et dame Andrieux, de Monsieur Jacques Magloire Quentin et dame Victoire Julie Brohier, son épouse, demeurant à Landerneau, suivant contrat en date du 2 juin 1842, au rapport de Me Droniou, notaire à Landerneau, enregistré le 7 du même mois ; & par autre contrat en date du 29 juin dit an 1842, au rapport de Me Hue, notaire à Ploudiry, enregistré à Landerneau le 2 juillet suivant, ils ont acquis de Guillaume Mahot, charpentier, demeurant à la Villeneuve en Plouedern, les édifices et superfices et autres droits convenanciers lui appartenant dans ledit moulin, dont les sieur et dame Andrieux ont ainsi consolidé fonds et rente.
Enfin le moulin de Pont-ar-Bled ou ar-Bleis appartient actuellement en totalité à Madame Andrieux, par suite de la liquidation qu'elle a faite avec Monsieur François Aristide Andrieux, et fille, épouse de Monsieur Pierre Marie Adolphe Le Jeune, demeurant à Landerneau, tant de la communauté avec sondit feu mari, que de la succession de ce dernier, suivant acte en date du 28 septembre 1845, au rapport dudit Me Droniou, enregistré le 6 octobre suivant.
Jouissance : Pour les sieurs Lann et Le Bras, jouir, faire et disposer du moulin présentement vendu comme leur appartenant en toute propriété à compter de ce jour et en jouir par le perception des revenus, à compter du 29 septembre dernier.
Charges et conditions : ... etc...
Prix : Et en outre, cette vente est faite moyennant la somme de 2.000 francs que les sieurs Le Lann et Le Bras s'obligent solidairement de payer à Madame Andrieux, en l'étude de Me Robert l'un des notaires, soussignés, dans deux mois à compter de ce jour ... etc...
14/6/1898 - Vente du moulin de Pont-ar-Bled, Le Cann, moyennant 22.000 F
Fonds Cozic-Landuré (AML 9 S 70)
Etude de Me Léon JOUANNE, notaire à Landerneau.
Par devant Me Léon Jouanne et son collègue, notaires à Landerneau, Finistère, soussignés, a comparu,
Monsieur Jean-Marie Cann, minotier, demeurant à la minoterie de La Roche-Blanche en Plouneventer, canton de Landivisiau, lequel a, par ces présentes, vendu avec obligation de garantir contre tous troubles, éviction, hypothèque ou empêchement quelconque,
à Monsieur François Marie Cann, époux de Madame Jeannie Cornec, pour une moitié, et M. Jean Marie Cornec, jeune homme mineur, demeurant à Vougamat en Plouedern, pour l'autre moitié. Monsieur François Marie Cann, minotier, demeurant au moulin de Pont-ar-Bled en Plouedern ici présent et acceptant pour lui et pour Jean Marie Cornec, son beau-frère, par lequel il promet de faire ratifier les présentes aussitôt qu'il aura atteint sa majorité.
En la commune de Plouedern, canton de Landerneau,
La minoterie de Pont-ar-Bled, avec toutes les mécaniques, accessoires et tous objets servant à son exploitation sans aucune exception ni réserve. Laquelle minoterie comprend :
1° L'édifice principal renfermant les mécaniques, un grand magasin transformé en maison d'habitation au bas, avec grenier au-dessus, maison d'habitation nouvellement construite dans la cour, cour, étang avec bief et chaussée.
2° Un champ terre labourable, dit Parc Pichourellou, une écurie et remise construites sur l'emplacement du vieux moulin mais ne formant qu'un, entre la maison de ferme et celle appartenant à Yves André.
3° Un pré se trouvant compris entre le vieux ruisseau et le canal de dérivation menant les eaux du vieux ruisseau à l'étang du moulin à partir du barrage ??? à l'intersection du lit du vieux ruisseau et du canal de dérivation jusqu'à la vanne située à l'entrée de l'étang. Cette prairie bornée au nord et à l'est, tout au long, jusqu'à la propriété du vendeur par le vieux ruisseau, et à l'ouest, tout au long également, depuis le barrage dont il vient d'être parlé, jusqu'à la vanne à l'entrée de l'étang, par le canal de dérivation.
Le tout avec toutes ses circonstances, appartenances et dépendances, tels que lesdits immeubles existent aujourd'hui, sans garantie du bon ou mauvais état des bâtiments, mécaniques et ustensiles du moulin, chaussées, étang, vannes, etc que l'acquéreur ès qualités prendra dans l'état où le tout se trouve actuellement, sans pouvoir faire au vendeur aucune réclamation pour raison de dégradations qui pourraient exister ou de réparations qui seraient à faire, la signatures des présentes valant décharge au vendeur.
En un mot, la propriété est vendue à M. Cann et Cornec telle qu'elle est actuellement louée aux époux Maurice Cann, représentés aujourd'hui par M. François Marie Cann, suivant bail du 5 juin 1893 au rapport de Me Jouanne, soussigné.
Etablisement de la propriété :Ces biens appartenaient à M. Le Cann, savoir :
Le moulin et dépendances pour en avoir fait l'acquisition de M. Herve Lann et Madame Elisa Caroline Mazé, son épouse, propriétaires, demeurant à Paris, suivant acte des 1er et 5 avril 1884 au rapport de Me Tranvoes et son collègue, notaires à Landerneau, cette vente ??? moyennant 15.000 francs, payés depuis. Cet acte a été transmis au bureau des hypothèques de Brest le 19 avril suivant, vol. 627, n° 4?
Monsieur Hervé Lann et Madame Eliza Caroline Mazé étaient propriétaires du moulin de Pont-ar-Bled et ses dépendances pour en être restés adjudicataires aux termes d'un procès-verbal d'adjudication du 17 mai 1883, au rapport de Me Tranvoes, notaire à Landerneau.
Cette vente avait été ordonnée par jugement du tribunal civil de première instance de Brest, rendu le 31 août 1882, à la requête de Madame Aline Caroline Gabrielle Perves, veuve de M. Charles Jean Marie Berthelot, minotier, demeurant autrefois à Pont-ar-Bled et M. François Marie Berthelot, propriétaire, demeurant à Plouneventer, en sa qualité de subrogé tuteur de 1° Aline Catherine ; 2° Edouard Albert et Louis Gabriel Berthelot, enfants mineurs issus des mariages de M. et Mme Berthelot et M. Pierre Marrec, aubergiste, rue du ??? à Landerneau, ayant agi en qualité de tuteur adhoc desdits mineurs Berthelot.
Et enfin M. Lann et Madame Lann, son épouse.
Cette propriété appartenait à Madame Berthelot comme veuve commune en biens pour 187.384è ; aux mineurs Berthelot pour même quotité ; et à M. Lann pour 10.384è.
La propriété des 187.384è ci-dessus appartenait aux mineurs pour l'avoir recueillie dans la succession de M. Charles Jean Marie Berthelot, leur père, décédé le 15/2/1881.
Madame veuve Berthelot et le sieur Berthelot, son mari, étaient devenus propriétaires des 187 192è de ladite minoterie pour les avoir acquis suivant acte au rapport de Me Diraison, notaire à Plouescat, du 29 avril 1875, de Madame Marie Louise Berthelot, veuve de M. Gabriel Cloître, propriétaire demeurant à Landerneau, agissant tant en son nom personnel que en sa qualité de tutrice légale de Yves Cloître, mineur, demeurant avec elle, lequel devenu majeur a ratifié ladite vente par acte au rappport de Me Allain, notaire à Landerneau, du 21/11/1876 ; Melle Euphrasie Cloître, majeure sans profession, demeurant à Landerneau ; Mme Marie Cloître, sans profession, demeurant à Landerneau avec le sieur son mari, M. Louis Belloch.
Cette vente fut faite moyennant 25.000 francs dont quittance fut portée au contrat de 5.000 francs. Quant aux 20.000 francs, ils furent stipulés payables de la manière suivante :
M. Berthelot s'obligea à payer aux vendeurs la somme de 10.000 francs en paiements égaux de 2.500 francs aux échéances du 15 mai, 15 juin, 15 novembre et 15 décembre suivants, sans intérêts.
Monsieur Berthelot s'obligea en outre à verser à M. Hervé Lann, vendeur des consorts Cloître
1° La somme de 416,60 francs prorata de l'année en cours à compter du 1er avril jour de l'entrée en jouissance
2° Celle de 2.500 francs annuellement pendant 10 ans.
Ces annuités ont été règlées jusqu'au jour de la vente, époque à laquelle il n'était plus dû à M. Lann que celle de 12.500 francs, et il lui revenait à lui-même dans le prix de vente pour 10 384è, la somme de 351,50 francs ; le montant de la vente du moulin de Pont-ar-Bled se trouvait donc effectué jusqu'à concurrence de 12.851,50 francs par confusion. Quant aux 648,50 francs restants, ils furent versés à Me Tranvoes, notaire à Landerneau, qui l'a reconnu et en a quitté et déchargé M. Lann.
Une expédition dudit contrat a été transcrite aux bureau des hypothèques de Brest le 23 mai 1875, vol. 545 n° 61.
Ladite minoterie a été acquise par les époux Gabriel Cloître pour 187 192è de M. Hervé Lann et son épouse, demeurant alors à Plouaret, suivant contrat passé devant Me Robert, notaire à Landerneau, le 26 août 1867, moyennant un prix de 25.000 francs, comme on vient de le voir plus haut. Ce contrat a été transcrit au bureau des hypothèques de Brest le 18 septembre suivant vol. 437 n° 54.
Cette propriété appartenait à M. Lann pour 187 192è tant pour les avoir recueillis dans la succession de ses auteurs que par suite d'acquisition des 33 192è qu'il avait faite de M. Le Bras, veuf de dame Marie Françoise Lann, minotier, demeurant à Pont-ar-Bled, suivant acte du 10 juin 1857 au rapport de Me Robert, notaire à Landerneau.
Le moulin de Pont-ar-Bled et les autres édifices ont été bâtis pendant la communauté de M. et Mme Lann, des sieurs et dame Le Bras, en l'emplacement de l'ancien moulin de Pont-ar-Bled, acquis par eux de Madame Françoise Caroline Julie Bazin, veuve de M. François Andrieux, de Landerneau, suivant acte du 14 avril 1846, au rapport de Me Robert, notaire à Landerneau.
Les 33 192è appartenaient à M. Le Bras, comme veuf commun en biens de Madame Françoise Le Lann et pour un 192è pour l'avoir recuilli dans la succession de Jean Louis Le Bras, son fils, décédé à Pont-ar-Bled, le 16 avril 1856.
La prairie appartient à M. Le Cann pour l'avoir acquise de Mme veuve Bazin et de M. et Mme Taconnet de Landerneau, suivant acte du 22 juin 1885 au rapport du notaire soussigné, moyennant 1000 francs, quittances au contrat qui a été transcrit au bureau des hypothèques de Brest, le 26 juin suivant, vol. 714, n° 11. Ces derniers l'avait acquise de M. et Mme Lann, de Paris, suivant acte des 28 mars et 7 avril 1884 au rapport de Me Tranvoes, notaire à Landerneau, transcrit au bureau des hypothèques de Brest le 19 avril suivant, vol. 687, n° 46. Signé Le Cann.
Les autres portions ont été acquises par M. Lann des enfants Le Bras, aux termes d'acte du 3 novembre 1860 au rapport de Me Robert, notaire à Landerneau, et de M. Charles Le Bras, marin de l'état, suivant acte du 2 novembre 1879, au rapport de Me Robert, notaire à Landerneau.
Charges et conditionsLa présente vente est faite aux charges, clauses et conditions suivantes que l'acquéreur es qualités s'oblige à exécuter et accomplir :
1° Les acquéreurs jouiront des servitudes actives et souffrira les servitudes passives, apparentes ou occultes, ??? ou ???, s'il en existe sur ledit immeuble ou en sa faveur, sauf à faire valoir les uns où à se défendre des autres de leurs risques et périls sans recours contre le vendeur et sans que la présente clause puisse attribuer à qui que ce soit d'autres droits que ceux résultants de titres réguliers, non prescrits, ou de la loi.
2° Comme servitude passive, il en existe une au profit des héritiers Le Guen de Landerneau, en vertu d'un contrat au rapport de Me Terrot, notaie à Landerneau, du 8 septembre 1848 et qui consiste dans un droit pour les fermiers de M. Le Guen de faire une prise d'eau à l'effet d'arroser les prairies de 1er décembre au 1er juin ??? à cette prise d'eau doit se faire au-dessus du barrage appuyé à la garenne dite "Goarem Tarot an Dour", appartenant aux héritiers Le Guen. Les acquéreurs supporteront cette servitude comme ils s'en défendront à leurs risques et périls, mais en tout cas sans recours contre les vendeurs.
3° D'exécuter les obligations relatives à l'assurance contre l'incendie auxquelles le vendeur s'est soumis envers la compagnie d'assurances "L'Urbaine", ainsi qu'il est établi par la police n° 450 du 14 décembre 1892, modifiée par l'avenant du 31 décembre 1893 au moyen de quoi les acquéreurs auront droit en cas de sinistre à toute l'indemnité qui serait allouée.
Et en outre cette vente estr faite moyennant la somme de 22.000 francs que M. François Marie Cann s'oblige ??? et es qualité à payer à M. Le cann le 29 septembre prochain sans intérêts.
Entrée en jouissance :Les acquéreurs seront propriétaires absolus des biens vendus à compter d'aujourd'hui, mais Monsieur Le Cann vendeur se réserve d'une manière expresse la Saint-Michel à échoir le 29 septembre prochain, c'est-à-dire 1898.
Réserve de privilège et d'action résolutoire :de la sûreté de l'exécution des conditions ci-dessus et du paiement du prix de la vente, les biens ci-dessus vendus demeurent spécialement obligés, affectés et hypothèqués par privilège spécialement re??? au vendeur.
Remise des titres :Aussitôt le paiement du prix de la vente, M. Cann s'oblige à remettre aux acquéreurs les titres de la propriété qu'il possède, mais il ne pourront en demander d'autres que ceux qui leur seront remis de bonne foi.
Transcriptions :Les accquéreurs feront transcrire une expédition des présentes au bureau des hypothèques de Brest.
Etat civil :Déclare M. Le Cann, qu'il est veuf non remarié en premières noces de Françoise Argouarc'h et en deuxièmes noces de Marie Yvonne Corbé ; qu'il n'est tuteur ni de mineurs ni d'interdits ni ???table de deniers publics en un mot qu'il ne remplit aucune fonction ??? hypothèques légales.
Election de domicile :Pour l'exécution des présentes et la validité de l'inscription d'office, les parties font élection de domicile en l'étude de Me Jouanne qui leur a donné lecture des articles 52 et 13 de la lOi du 23 août 1871.
Dont acte : fait et passé à Landerneau en l'étude, l'an 1898, le 14 juin. Et lecture faite, les comparants ont signé avec les notaires.
Signatures : Le Cann - Cann - Jouanne - Piver.
21/5/1942 - Bail du moulin de Pont-ar-Bled, par Monsieur François Cann à Monsieur et Madame Pouliquen
Fonds Cozic-Landuré (AML 9 S 70)
Etude de Me F. LEON, notaire à Landerneau.
Par devant Me François Léon et Me René Cozic, notaires à la résidence de Landerneau, arrondissement de Brest, Finistère, soussigné ; ont comparu :
I - Monsieur François Marie CANN, veuf de Mme Jeannie CORNEC, propriétaire, ancien minotier, demeurant à Pont-ar-Bled, en la commune de Plouedern, agissant tant en privé qu'au nom et comme mandataire spécial de
II - Mademoiselle Marie-Anne CANN, institutrice libre, demeurant à Pont-ar-Bled, en la commune de Plouedern.
Lesquels, en privé et ès qualité, ont, par ces présentes loué pour une durée de 5 années entières et consécutives qui sont réputées avoir pris cours le 29 mars dernier(1942) pour finir à pareille époque de l'année 1947
A Monsieur Joseph POULIQUEN, minotier, et Mme Alexandrine-Marie CANN, sans profession, son épouse qu'il autorise, demeurant ensemble au moulin de Pont-ar-Bled, en la commune de Plouedern.
Les pompiers ont consacré toute la journée d'hier au déblaiement des gravats et à la surveillance de la bâtisse d'où s'échappaient encore des fumerolles. Photo Yann Le Gall
"Alerté par l'odeur, je suis sorti voir, vers 0h30. Les flammes montaient de 10 mètres au-dessus du toit", raconte un voisin. Les pompiers peuvent aussi témoigner de la violence de l'incendie qui a ravagé deux habitations de Pont-ar-Bled (Plouédern), dans la nuit de samedi à dimanche: "À notre arrivée, le toit commençait à s'effondrer. Cela s'est passé extrêmement rapidement". Et pourtant, 45 sapeurs de Landerneau, de Landivisiau, de Sizun, de Plabennec, de Brest et de Trégourez ont utilisé toute la nuit les trois véhicules pompe-tonnes et les deux grandes échelles. Hier, d'autres pompiers ont pris le relais pour déblayer les gravats tandis que des fumerolles continuaient de s'élever.
L'ancien moulin rénové en habitation est en ruine. L'incendie s'est déclaré à l'intérieur, surprenant son unique occupante, âgée de 50 ans, dans son lit, peu avant minuit. Elle s'en est extirpée seule, à travers la fumée.
Le feu allait ensuite se propager dans une remise mitoyenne puis dans une dépendance aménagée en studio, collée à son autre extrémité. Les pompiers n'ont pu empêcher la destruction du bâtiment, heureusement inoccupé à ce moment-là.
En revanche, ils ont réussi à préserver une troisième maison, relativement proche de l'ancien moulin. C'est dans cette habitation, où logent des proches, que la propriétaire de la vieille bâtisse en bois a trouvé refuge. D'origine accidentelle, le sinistre pourrait être dû à un dysfonctionnement du système de cheminée.
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André J. Croguennec - Page créée le 20/8/2017, mise à jour 1/11/2017. | |